MEMOIRE HUMAINE

MEMOIRE HUMAINE

Rue du Barry

De cette rue Célestin Maffre (poète et écrivain Tarasconnais) écrivait ces quelques mots suivant: 
''Je t’ai revue naguère, ruelle enchantée de mes primes années : quel déchirement ! Te voilà certes habillée de neuf pour la délectation des touristes mais atrocement déserte tel un de ces antiques missels ayant égaré ses fleurs fanées, images pieuses du souvenir. Tu as perdu ton âme. Le négoce a émigré vers d’autres lieux où le cliquetis des machines compteuses propose aux héros impénitents de la civilisation mécanicienne leur note. Alors, sans mot dire, le chaland anonyme tire le portefeuille de la poche de sa veste, celle de gauche, juste sur le cœur, afin de payer son écot. Brave pour le confort. 
Mais, hélas, morte est l’indicible couleur locale ! Morte est la joie de vivre dans une atmosphère d’entr’aide coutumière ! Morte est l’ineffable poésie émanant d’une société pour laquelle les moindres faits de l’existence se paraient d’une étincelle de fraternité.'' 


                  
1948        


     
         



      
1935        

 
    
1952